Pourquoi dans le noble Coran, existe-t-il des versets qui semblent....



Pourquoi dans le noble Coran, existe-t-il des versets qui semblent montrer la désobéissance des prophètes (bénis soient-ils), mais il n’existent pas de versets montrant leur infaillibilité ?

Avant de répondre à cette question, il nous semble nécessaire d’apporter certaines remarques : 1- Compte tenu du sujet précis de la question,  nous n’apportons pas en l’espèce, de définition, de preuves et de catégories de l’infaillibilité. 2- Des opinions différentes et des divergences de vue existent sur l’infaillibilité des prophètes (bénis soient-ils). Nous n’y en débattrons pas. 3- Nous y éviterons de citer tous les versets concernant l’infaillibilité des prophètes (bénis soient-ils) ou concernant la non-infaillibilité de ces derniers.

Vu les précisions précitées, les versets du noble Coran sur l’infaillibilité des prophètes s’analysent en deux parties : ceux qui ont attrait à l’infaillibilité des prophètes et ceux qui selon les prétentions montrent leurs caractères faillibles.

1ère partie : Les versets sur l’infaillibilité

Dans le noble Coran, il existe de très nombreux versets qui prouvent l’infaillibilité des prophètes et des imams (bénis soient-ils). Dans le verset 124 de la sainte sourate « la vache » il a été dit que « le pacte du Dépôt divin » (le rang de la prophétie et de l’imamat) ne revient à aucun moment à un injuste qui a passé toute sa vie dans le despotisme, la mécréance, le péché, le polythéisme et les grandes erreurs. Fakhr Razi, l’un des grands exégètes sunnites affirme : « ce verset apporte la preuve que l’imam et le prophète ne sauraient être un pécheur ».[i] C’est la raison pour laquelle, le verset précité apporte la preuve de la nécessité de l’infaillibilité des prophètes (bénis soient-ils) ; que cette infaillibilité soit établie avant l’avènement à la prophétie ou après l’avènement à la prophétie. [ii] Le verset 7 de la sainte sourate affirme : «Prenez ce que le Prophète vous donne, abstenez-vous de ce qu’il vous interdit ». Selon De nombreux exégètes les termes de ce verset ont un sens général et ils prennent en compte l’obéissance absolue des ordres venant du prophète. [iii] Et il est tout à fait clair que si les prophètes n’étaient pas exempts de péché et d’erreurs, il n’y aurait aucune garantie qu’une telle obéissance aboutisse à une fin heureuse. [iv]

2ème partie :

Est-ce que certains versets du noble Coran montrent-ils un péché ou une erreur de la part des prophètes ? La forme et l’apparence de certains versets montrent que les prophètes (en particulier certains d’entre eux) ont commis eux-mêmes des péchés et des erreurs et dès le départ, ils ont demandé pardon et après les reproches de Dieu, ils ont fait l’objet de pardon divin. Mais en réalité, comme il n’est pas du tout loisible d’avoir un regard et une compréhension superficiels sur les théories scientifiques, ou d’avoir une lecture non spécialisée sur elles, car une telle attitude pourrait déboucher sur des problèmes, l’exégèse et l’analyse des versets du noble Coran demandent aussi leurs instruments, leurs conditions et leurs méthodes précises et adéquates. Même si, en si peu de temps, nous ne sommes pas en mesure d’examiner en profondeur tous les versets, mais nous faisons référence à certaines réponses et remarques globales qui s’avèrent utiles et nécessaires pour les analyser. Il serait loisible que tous ceux qui ce réfèrent au noble Coran respectent ces points et qu’ils établissent un lien particulier entre eux et le message des versets qu’ils ont l’intention de comprendre. [v] Dans une catégorie de versets, il est question de désobéissance de certains messagers de Dieu -en particulier le vénéré Adam (béni soit-il).

En réponse à cette question il faut dire :

1-     Les ordres et les interdictions, ne sont pas toujours utilisés et employés au sens propres du terme et dans certains cas, ces termes sont employés à titre d’épreuve ou à titre de proposition (pour réaliser les intérêts personnels). Ici, aucune contrainte ne s’impose à ce genre de cas. Par conséquent, le non respect de la totalité des ordres (effectifs et réels) de la hiérarchie n’entraîne pas à une désobéissance et il n’a y donc pas opposition et péché face une obligation certaine ou une nécessité. On peut retrouver ce thème dans les cas suivants : les saintes sourates, les A’râf, 27 ; Tâ Hâ, 115 et 117 au 119 et 121.

2-     Un comportement ou une démarche, même si à lui seul n’est pas considéré comme un péché, mais compte tenu du rang, de la personnalité et du niveau de sagesse et d’intelligence chez les gens, il pourrait être pris pour acte indésirable et inapproprié, alors que le même comportement chez quelqu’un d’autre peut-être considéré comme tout à fait normal voire comme un acte vertueux. Par ailleurs, le mot « péché » connaît une large définition et il n’est pas uniquement utilisé dans le cadre du renoncement de l’accomplissement d’une obligation ou pour le recours aux interdits. Ainsi, il peut arriver qu’une personne qui renonce à un acte recommandé et recommandable commette un péché. [vi] Outre les versets précités, les versets s’y rapportant sont : les saintes sourates : Le récit, 15 ; les poètes, 82, 39 ; la victoire, 2.



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